Tuesday, September 19, 2006
Première journée au travail
Après une semaine ici, il mouille pas... Mais! Seigneur, sinon les jours ici sont extrêmement intenses au niveaux émotif , physique et psychologique… Les rencontres, les réunions, woah. Donnons aujourd’hui, ma première journée au travail, comme exemple typique…
Alors pour commencer, Cath vient me chercher en mobylette pour m’apprendre les potins et les gamics de la job (choses qu’autrement je n’aurais pas appris avant quelques mois alors déjà…) Ensuite on passe à la MAS (l’employeur chez qui je suis basée, on rencontre l'homme à tout faire, prends rendez-vous avec le Dr Traoré, le coordinateur de l'association, à 15h. Ensuite on part et faire les présentations à REVS+ , mon deuxième employeur. Je rencontre la présidente – je fais déjà une gaffe en parlant d’une volontaire passée avec qui elle ne s’entendait pas, en tout cas, c’est bizarre. Finalement pendant la journée je jase d'informatique avec Sami, j’échange des logiciels, je fais un peu de recherche, et je scanne d'un livre de recettes sénégalaises pour Nathalie. Pas trop mal, mais je suis souvent seule, mon homologue (la femme qui veille à mon intégration et qui supervise mon travail), Mme Salouka, est bien occupée cette semaine. Je retourne pour dîner vers 12h15, je revois Krystel et on niaise et on vient pour faire la sieste, mais il est déjà 14h25! Il faut partir pour notre rendez-vous avec le Dr.
Là la saga des habitations commençaient à nous peser. On a le choix entre deux maisons, et le propriétaire de la deuxième nous attendait pour discutter à 18h, mais nous on est plus intéressées par la première, mais on sait pas encore si le proprio veut nous la louer. Mme Salouka devait l'appeler durant la journée pour lui fixer un rendez-vous. Finalement pas de nouvelles de Mme Salouka. J'essaie de la rejoindre sur le numéro de sa carte de visite qu'elle m'avait laissée lors de notre première rencontre à Montréal, mais une autre femme répond. Alors je sais pas le numéro de portable de Mme Salouka, alors j'appelle Catherine (une autre coopérante canadienne de REVS+), je la réveille dans sa sieste! Aiya!
On part pour la MAS, là je commence à lire un roman photo à l'eau de rose sur le SIDA vraiment drôle, quand l'homme à tout faire commence à s'approcher et il à me cruiser au fond (plus tard j'apprend que Krystel avait eu la bonne idée de lui dire qu'elle avait un chum, mais pas moi! Ah ah merci Kry!)
Finalement à 15h20 juste avant que le Dr Traoré ne nous reçoive, y'a Mme Salouka qui nous appelle pour dire de s'amener à REVS+ pour 16h pour s'occuper de la maison. Alors on entre dans le bureau du Dr et on lui dit qu'on pas presque pas le temps, mais lui prend son temps au boute, finalement on réussit à s'échapper, marcher en vitesse jusqu'à REVS+ pour se mettre à attendre le retour de Mme Salouka qui est partie faire des courses. Une heure passe. Patience! Elle arrive enfin, on appelle le proprio et il ne peut pas nous recevoir le jour même mais promets de rappeler plus tard. Alors nous on annule le rendez-vous avec l'autre proprio, pis vers 17h15 on en a plein notre casque et on part.
On passe à l'hôtel, jase avec les employés puis on décide d'aller au centre (à pied!) pour acheter le portable à Krystel. On se fait plein d'''amis'' en chemin, la plupart polis et gentils, certains qui nous laissent leurs cartes et là on rencontre deux achalants qui se mettent à nous suivre partout malgré qu'on leur dit qu'on est pressées avant que Celtel ferme. J'essaie de démotiver le gars avec qui je parle en appelant Édouard – le beau frère de Catherine avec qui on est sorties danser samedi soir, qui est super fin et qui avait magasiné les deals pour un vélo pour moi – mais il ne se lasse pas, finalement je recours à la stratégie de poser plein de questions alors c'est drôle, on jase, les gars nous amènent à destination, mais celui qui était avec Krystel est vraiment insistant et il est vraiment trop direct/pas subtil et elle commence à être tannée. Ils nous laissent aller en-dedans, on trouver un cellulaire pour 29,000 CFA, une bargain, quand le type de Krystel rentre dans le magasin, là on était tannées, mais ça nous a permis de sympatiser avec les jeunes de Celtel. Finalement Kry réussit à virer l'achalant, moi je demander au garçon de Celtel s'il connaît un bon maquis dans le coin. Il finissait son chiffre alors lui et sa collègue Flore nous amènent à une super place sur leurs mobylettes, là on entre, on s'assoient, on était toutes pleines des émotions de la journée (job, rythme, rendez-vous manqués, problèmes de communication, toujours pas de nouvelles des proprios, etc.), quand on se rend compte qu'on aurait dû inviter les amis de Celtel à venir manger avec nous, pour les remercier
Alors on repart dans la rue les chercher, on revoit le gars mais là il est occupé, alors moi j'avais un bon feeling avec lui, y'a l'air chill alors je lui donne mon numéro (eeee… quelle réaction spontanée mesdames et messieurs !) et il dit qu'il va m'appeler demain. C'est cool, c'est bizarre mais c'est cool.
On retourne au resto, ensuite on doit annuler notre cours de dioula (le langage local) prévu pour 20h. On se met à la recherche d'un guichet automatique après avoir mangé; pas évident comme ça dans le noir! Finalement on trouve, là on se cherche un taxi quand on marche – en entendant Natasha St-Pierre! - devant une terasse sous un superbe arbre vert glacé où ils jouent nul autre que Buena Vista Social Club! Du beat cubain au Burkina Faso! Wow, alors pas le choix, on se prend une bière, histoire de bien finir cette journée.
Ça a pris un bon 20 minutes avant de se trouver un taxi, mais on rencontre un sauveur jeune et cool qui nous remet sur la bonne voie et on réussi à retourner à l'hôtel... Histoire de se coucher de bonne heure pour affronter la journée au travail #2!
(note : ceci a été publié au jour de travail #2 en question, où j’ai beaucoup appris en travaillant avec Nathalie sur ses données pour sa propre recherche-action. La journée a commencé raide lorsque je suis sortie de l’hôtel à 8h00 pour réaliser qu’il avait un gars que je n’ai pas reconnu sur le coup qui m’attendait à la porte ! Le gars en question était notre sauveur d’hier… Ah là là…
Alors pour commencer, Cath vient me chercher en mobylette pour m’apprendre les potins et les gamics de la job (choses qu’autrement je n’aurais pas appris avant quelques mois alors déjà…) Ensuite on passe à la MAS (l’employeur chez qui je suis basée, on rencontre l'homme à tout faire, prends rendez-vous avec le Dr Traoré, le coordinateur de l'association, à 15h. Ensuite on part et faire les présentations à REVS+ , mon deuxième employeur. Je rencontre la présidente – je fais déjà une gaffe en parlant d’une volontaire passée avec qui elle ne s’entendait pas, en tout cas, c’est bizarre. Finalement pendant la journée je jase d'informatique avec Sami, j’échange des logiciels, je fais un peu de recherche, et je scanne d'un livre de recettes sénégalaises pour Nathalie. Pas trop mal, mais je suis souvent seule, mon homologue (la femme qui veille à mon intégration et qui supervise mon travail), Mme Salouka, est bien occupée cette semaine. Je retourne pour dîner vers 12h15, je revois Krystel et on niaise et on vient pour faire la sieste, mais il est déjà 14h25! Il faut partir pour notre rendez-vous avec le Dr.
Là la saga des habitations commençaient à nous peser. On a le choix entre deux maisons, et le propriétaire de la deuxième nous attendait pour discutter à 18h, mais nous on est plus intéressées par la première, mais on sait pas encore si le proprio veut nous la louer. Mme Salouka devait l'appeler durant la journée pour lui fixer un rendez-vous. Finalement pas de nouvelles de Mme Salouka. J'essaie de la rejoindre sur le numéro de sa carte de visite qu'elle m'avait laissée lors de notre première rencontre à Montréal, mais une autre femme répond. Alors je sais pas le numéro de portable de Mme Salouka, alors j'appelle Catherine (une autre coopérante canadienne de REVS+), je la réveille dans sa sieste! Aiya!
On part pour la MAS, là je commence à lire un roman photo à l'eau de rose sur le SIDA vraiment drôle, quand l'homme à tout faire commence à s'approcher et il à me cruiser au fond (plus tard j'apprend que Krystel avait eu la bonne idée de lui dire qu'elle avait un chum, mais pas moi! Ah ah merci Kry!)
Finalement à 15h20 juste avant que le Dr Traoré ne nous reçoive, y'a Mme Salouka qui nous appelle pour dire de s'amener à REVS+ pour 16h pour s'occuper de la maison. Alors on entre dans le bureau du Dr et on lui dit qu'on pas presque pas le temps, mais lui prend son temps au boute, finalement on réussit à s'échapper, marcher en vitesse jusqu'à REVS+ pour se mettre à attendre le retour de Mme Salouka qui est partie faire des courses. Une heure passe. Patience! Elle arrive enfin, on appelle le proprio et il ne peut pas nous recevoir le jour même mais promets de rappeler plus tard. Alors nous on annule le rendez-vous avec l'autre proprio, pis vers 17h15 on en a plein notre casque et on part.
On passe à l'hôtel, jase avec les employés puis on décide d'aller au centre (à pied!) pour acheter le portable à Krystel. On se fait plein d'''amis'' en chemin, la plupart polis et gentils, certains qui nous laissent leurs cartes et là on rencontre deux achalants qui se mettent à nous suivre partout malgré qu'on leur dit qu'on est pressées avant que Celtel ferme. J'essaie de démotiver le gars avec qui je parle en appelant Édouard – le beau frère de Catherine avec qui on est sorties danser samedi soir, qui est super fin et qui avait magasiné les deals pour un vélo pour moi – mais il ne se lasse pas, finalement je recours à la stratégie de poser plein de questions alors c'est drôle, on jase, les gars nous amènent à destination, mais celui qui était avec Krystel est vraiment insistant et il est vraiment trop direct/pas subtil et elle commence à être tannée. Ils nous laissent aller en-dedans, on trouver un cellulaire pour 29,000 CFA, une bargain, quand le type de Krystel rentre dans le magasin, là on était tannées, mais ça nous a permis de sympatiser avec les jeunes de Celtel. Finalement Kry réussit à virer l'achalant, moi je demander au garçon de Celtel s'il connaît un bon maquis dans le coin. Il finissait son chiffre alors lui et sa collègue Flore nous amènent à une super place sur leurs mobylettes, là on entre, on s'assoient, on était toutes pleines des émotions de la journée (job, rythme, rendez-vous manqués, problèmes de communication, toujours pas de nouvelles des proprios, etc.), quand on se rend compte qu'on aurait dû inviter les amis de Celtel à venir manger avec nous, pour les remercier
Alors on repart dans la rue les chercher, on revoit le gars mais là il est occupé, alors moi j'avais un bon feeling avec lui, y'a l'air chill alors je lui donne mon numéro (eeee… quelle réaction spontanée mesdames et messieurs !) et il dit qu'il va m'appeler demain. C'est cool, c'est bizarre mais c'est cool.
On retourne au resto, ensuite on doit annuler notre cours de dioula (le langage local) prévu pour 20h. On se met à la recherche d'un guichet automatique après avoir mangé; pas évident comme ça dans le noir! Finalement on trouve, là on se cherche un taxi quand on marche – en entendant Natasha St-Pierre! - devant une terasse sous un superbe arbre vert glacé où ils jouent nul autre que Buena Vista Social Club! Du beat cubain au Burkina Faso! Wow, alors pas le choix, on se prend une bière, histoire de bien finir cette journée.
Ça a pris un bon 20 minutes avant de se trouver un taxi, mais on rencontre un sauveur jeune et cool qui nous remet sur la bonne voie et on réussi à retourner à l'hôtel... Histoire de se coucher de bonne heure pour affronter la journée au travail #2!
(note : ceci a été publié au jour de travail #2 en question, où j’ai beaucoup appris en travaillant avec Nathalie sur ses données pour sa propre recherche-action. La journée a commencé raide lorsque je suis sortie de l’hôtel à 8h00 pour réaliser qu’il avait un gars que je n’ai pas reconnu sur le coup qui m’attendait à la porte ! Le gars en question était notre sauveur d’hier… Ah là là…